Selon Bilâl Ibn Al Hàreth (das), le Prophète (saws) a dit : «L'homme dit sûrement une parole digne de la satisfaction de Dieu sans lui prêter la moindre attention et voilà que Dieu l'élève à cause d'elle de plusieurs degrés. Et l'homme dit sûrement une parole provoquant la colère de Dieu sans lui prêter la moindre attention et voilà qu'elle le fait plonger dans l'Enfer». (Rapporté par Al Boukhàri)
Abou Hourayra (das) rapporte qu'il a entendu le Prophète (saws) dire : «L'homme prononce certainement un mot sans bien y réfléchir et ce mot le fait glisser dans le Feu plus loin que la distance qui sépare l'Orient de l'Occident». (ura)
Selon Ibn Mas'oud (رضي الله عنه), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit :
"Quand vous êtes trois, que deux d'entre vous ne se concertent pas à voix basse sans la participation du troisième jusqu'à ce que vous vous mêliez aux gens car cela pourrait le chagriner". (Al-Boukhâri, Mouslim)
Sachant que le capital du croyant est son temps, les instants de sa vie sont précieux et passent sans retour, le prophète (sws) a dit : "Un des signes de perfection de la foi (islam) chez l'individu c'est l'abandon de ce qui ne le regarde pas" (Tirmidhi, Ibn Majja et l'imam Malik)
Et les recit suivant est très significatif à cet égard : on y rapporte d'apres Anas :
"un jeune homme était tombé martyr le jour de la bataille d'Uhud, et nous avons trouvé callée à son ventre une pierre (pour alléger les effets de la faim). Sa mère essuya la poussière du visage de son fils et dit : le paradis sera doux pour toi mon fils !. Et le prophète (sws) lui dit alors : "et qui t'assure qu'il ne parlait pas de ce qui ne le regardait pas ..?"
parler de ce qui ne nous regarde pas (...) c'est perdre son temps et faire perdre son temps a son interlocuteur, en posant des questions du genre : - est ce que vous jeûner ?
s'il vous repond par : OUI !
Son jeûne perd sa vertue ultime qui est d'être observé en secret, car l'adoration en secret est plus élevée, s'il vous répond par : NON ! Alors il aurait menti. S'il ne repond pas, il aurait méprisé son interlocuteur, et s'il ruse pour détourner la question, il gaspillera son energie etc...
Aisni par une parole (question) quelque chose qui ne te regarde pas, tu as exposé quelqu'un à l'ostentation en dévoilant son jeûne ou au mensonge, ou au mépris ou une rude épreuve etc ...
extrait du livre "Les dégâts des mots" d'Abu Hamid Al Ghazali
L'islam recommande le silence et le considère comme un moyen efficace d'une bonne éducation.
Le prophète Muhammad (sws) a dit a son compagnon Abû Dhar : "Attache-toi au long silence : il chasse le démon et t'aide dans ta foi" (Ahmad)
Assurement la langue lachée est une corde molle aux mains du démon qui dispose de son auteur à sa guise. Ainsi lorsque l'homme ne se maitrise plus, sa bouche devient une entrée pour les déchets qui corrompent son coeur et multiplient autour de lui les voiles de l'inadvertance et de l'incredulité.
L'envoyé de Dieu (sws) a dit : "La foi du serviteur n'atteint la rectitude qui si son coeur devient droit, et son coeur devient droit que si sa langue acquière la droiture" (Ahmad)
La premiere étape sur le chemin de cette rectitude conciste pour le fidèle à ne pas se méler de ce qui ne le regarde pas et à ne pas s'engager là où on ne lui demande pas.
"L'excellence de la foi de l'individu consiste à laisser de coté ce qui ne le concerne pas" (At-tirmidhi)
Cheikh Al Ghazali
S’abstenir de parler là où ce n’est pas nécessaire est pour le musulman une forme d’adoration qui rapporte une grande rétribution.
Abdallâh Ibn' Abbâs - qu'Allah soit satisfait de lui - a dit :
"Il y a 5 choses qui valent mieux que les chevaux pur sang : ne parle pas de ce qui ne te concerne pas, car c'est de l'indiscrétion, en plus tu risques de t'exposer aux pires conséquences ; ne parle de ce qui te concerne que lorsque tu en as l'opportunité, car bien des hommes ont parlé inopportunément de ce qui les regarde et ils eurent tort ; ne te mesure ni au magnanime ni au menteur, car le magnanime t'écrase et le menteur te nuira ; parle de ton frère pendant son absence comme tu aimerais qu'il parle de toi et excuse-le de ce que tu aimerais qu'il t'excuse ; agis comme un homme qui estime qu'il recevra des récompenses pour ses bonnes actions et répondra de ses forfaits." (Rapporté par Ibn Abî Ad-Dunya)


